Le vernissage de l’exposition d’Idrissa Guira s’est déroulé dans la soirée du vendredi 8 septembre au centre culturel. À la découverte de pièces uniques en bronze…

Idrissa Guira a beau venir « d’un pays lointain », à savoir le Burkina Faso (de l’ethnie des Mossis), c’est une tête connue de la ville de Villeparisis, surtout auprès de l’association Edukafaso qui prône l’aide à la scolarisation et au développement culturel et sportif de la jeunesse en Afrique.

Dans la soirée de vendredi 8 septembre, le vernissage de l’exposition de l’artiste modeleur et fondeur, complétée par celle de l’association, se déroulait dans la galerie du centre culturel Jacques Prévert après une démonstration de l’artiste.
Au centre de toutes les attentions : les productions de l’Idrissa Guira. Son inspiration ? Il la tire des scènes du quotidien et en crée des statuettes en bronze. « C’est une passion qui se traduit de père en fils ! Mon grand-père était déjà artiste bronzier et réalisait les bijoux. Puis, mon père. C’est aujourd’hui à mon tour ! », racontait Idrissa Guira.

Le passionné, né à Ouagadougou, a beaucoup appris des techniques via les connaissances de son père. « Vous êtes un autodidacte particulièrement talentueux et vous êtes consacré à la sculpture dès votre adolescence », partageait le maire Hervé Touguet lors de son discours, aux côtés d’Axelle Bridoux, adjointe au maire chargée de la Culture, de la Citoyenneté, du CCE, plusieurs élus,  Stéphane Marmet, président de la Maison Pour Tous Jacques Marguin, Véronique Boucher, présidente de l’association Edukafaso et Xavier Vanderbise, conseiller départemental de Villeparisis.

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« La cour de la maison paternelle et l’atelier sont devenus pour vous le lieu d’une activité créatrice qui emploie aujourd’hui neuf personnes », continuait le maire.
C’est à 21 ans que l’artiste devient indépendant et réussit, à force de travail et de persévérance, à ouvrir une boutique en 1997 et agrandir l’atelier familial. La production d’Idrissa Guira a essentiellement un succès auprès des touristes français et se fait une notoriété.

Après une première exposition à Abidjan en 1988, l’artiste-modeleur-fondeur de bronze multiplie les expériences et participe à sept reprises au Salon International des arts de Ouagadougou. Il exposera ensuite à Dakar en 2000 et en France en 2002.

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Les pièces uniques sont miteusement travaillées après un modelage à la cire d’abeille et un moulage à l’argile. Lors du vernissage, le maire et Idrissa Guira ont d’ailleurs soulevé un drap qui recouvrait une œuvre conséquente que l’artiste offrait à la ville de Villeparisis : un buste d’Honoré de Balzac. À la question d’Hervé Touguet : « Combien de temps vous a-t-il fallu pour réaliser ce chef d’œuvre ? » Le Burkinabé répondait : « Environ trois mois… »