Près de 1200 collégiens de Villeparisis et des environs étaient invités le 2 octobre à voir la pièce d’Ismaël Saïdi au centre culturel Jacques Prévert.

Près de 1200 collégiens de Villeparisis, Mitry-Mory, Courtry et Claye-Souilly étaient invités mardi 2 octobre au centre culturel Jacques Prévert, venus assister matin et après-midi à une représentation de « Djihad ». La pièce d’Ismaël Saïdï (comédien, réalisateur, scénariste belge et ex-policier) a été reconnue d’utilité publique pour lutter contre la radicalisation, avec pour armes l’humour et l’émotion.
Le maire Hervé Touguet a accueilli sur la scène le sous-préfet de Meaux Gérard Péhaut, les conseillers départementaux Isabelle Recio et Xavier Vanderbise, le député Rodrigue Kokouendo et plusieurs élus municipaux.

Soulignant la mobilisation conjuguée de l’État et des communes, le sous-préfet a voulu faire passer quelques messages.

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Pour lui, cette pièce doit faire réagir. Elle a pour objectif de prévenir et de mettre en garde contre tout ce qui s’apparente à de la radicalisation sous toutes ses formes, au travail, à l’école, dans les quartiers, sur les stades. Ce spectacle doit aussi permettre aux enseignants de servir de support pédagogique, et de mieux comprendre ce fléau qui meurtrit, mais sans préjuger, sans discriminer ni stigmatiser. « Djihad » peut mieux nous éclairer sur le monde souhaité pour demain. Un monde de paix, de tolérance.
La pièce évoque l’histoire de Ben, Ismaël et Reda, trois jeunes bruxellois désenchantés d’une cité, qui ne trouvent plus leur place dans la société. Ils parlent de leur voyage imminent en Syrie pour faire le djihad. Le long de cette odyssée tragi-comique qui les mènera de Schaerbeek à Homs, en passant par Istanbul, ils découvriront les raisons qui les ont chacun poussé à partir et devront faire face à une situation beaucoup moins idyllique que prévue.

theatre Djihad 2018
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Comique avant tout, « Djihad » fait rire des clichés de toutes les religions, en levant le silence sur les tabous de chacun. La pièce révèle sur scène nos angoisses les plus profondes, parle de communautarisme, d’intégration, de la peur de l’autre et ce qu’elle engendre. Soutenue par le ministère de l’Éducation, elle a été financée par la ville de Villeparisis, la Maison Pour Tous Jacques Marguin, la préfecture de Seine-et-Marne et le CGET. Un débat a suivi, Ismaël Saïdï répondant aux questions de la salle.

(Photo de la pièce : Xavier Cantat)